Religion et déclin de la magie
Pourquoi on cessa de recourir aux sorciers en Angleterre : moins la science que l'assurance, la médecine et la police.
| Titre original | Religion and the Decline of Magic |
|---|---|
| Auteur allégué | Keith Thomas |
| Auteur ou milieu réel | Keith Thomas (né en 1933) |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | 1971 |
| Langue | Anglais |
| Cote | ETH-010 |
Thomas examine l'Angleterre des XVIe et XVIIe siècles et pose la bonne question : non pas pourquoi les gens croyaient, mais à quoi la magie leur servait. Réponse : à agir sur ce qui échappait — maladie, incendie, vol, naufrage, amour, procès.
Son explication du déclin est célèbre et contre-intuitive : ce n'est pas la révolution scientifique qui a vidé la sorcellerie de son emploi, c'est l'apparition de recours concurrents — assurance, médecine plus efficace, police, crédit. Quand un autre dispositif traite le malheur, le sorcier perd sa clientèle.