Une petite entreprise qui s’équipe se heurte souvent au même dilemme. Soit elle choisit un outil simple qui répond au besoin du jour, et devra en changer dans deux ans. Soit elle achète une suite complète dont elle n’utilisera qu’une fraction, en payant le reste. Omnifloo, conçu par l’équipe Dyonysos, propose un chemin intermédiaire : démarrer gratuitement avec trois applications, puis activer les suivantes quand l’activité le justifie.
Ce que contient la formule gratuite
La formule Gratuit est affichée à 0 euro par mois. Elle comprend trois applications au choix, un site publié sur un sous-domaine Omnifloo, et ne demande pas de carte bancaire. La page des applications précise que les règles exactes d’activation sont confirmées avant la création de l’environnement. Aucune durée limite n’est annoncée : la formule est présentée comme un point de départ, pas comme un compte à rebours.
Quelles applications choisir
Le choix se fait dans une liste courte : site web, boutique, CRM, devis et ventes, facturation, stock et achats, rendez-vous, e-mail marketing, blog, forum et e-learning. Omnifloo conseille de partir de l’usage plutôt que du nom des applications. Quelques combinaisons cohérentes, à titre d’illustration :
- un artisan ou un consultant : site web, rendez-vous et facturation ;
- une association : site web, e-mail marketing et forum ;
- un formateur indépendant : site web, e-learning et CRM ;
- une petite activité commerciale : site web, CRM, devis et ventes.
L’intérêt tient au fait que ces trois briques partagent la même base. Un contact qui prend rendez-vous depuis le site apparaît dans le carnet d’adresses, et ce même contact se retrouve sur la facture.
Ajouter sans migrer
Quand le besoin grandit, l’entreprise ne change pas d’outil. Elle active d’autres fonctions dans le même environnement, et ses données restent en place. Trois paliers payants sont proposés, en euros hors taxes et en renouvellement mensuel : Essentiel à 19 euros pour un site professionnel avec hébergement géré, Croissance à 39 euros pour la boutique complète avec paiement, stock et jusqu’à trois langues, Sérénité à 79 euros pour le CRM, les ventes, les achats, le stock et un support prioritaire.
Au-delà de cette sélection, Omnifloo publie un catalogue plus large. Selon le site, 257 modules ont passé des tests d’installation automatisés sur une base neuve, et 29 applications sont installées sur la vitrine. Le catalogue distingue ce qui est simplement installable de ce qui a été validé sur un parcours métier complet, une transparence utile. Un besoin particulier est étudié avant activation, avec un périmètre et un coût annoncés.
Une logique proche de l’offre gratuite d’Odoo, avec des différences
Omnifloo repose sur un socle Odoo open source, et l’offre en ligne de l’éditeur Odoo SA propose elle aussi un point d’entrée gratuit : une application, pour un nombre illimité d’utilisateurs. Dès la deuxième application, on passe à la formule Standard, facturée par utilisateur. Lors de notre relevé du 29 septembre 2026, la page tarifs d’Odoo affichait 31,10 dollars par utilisateur et par mois en facturation mensuelle, remise de lancement comprise sur douze mois (38,90 dollars sans remise). L’éditeur adapte la devise et le montant au pays du visiteur.
Les deux approches répondent à des profils différents. L’offre d’Odoo SA ouvre toutes les applications dès la formule Standard, ce qui convient à une équipe qui veut tout explorer. Omnifloo raisonne par formule, avec trois applications gratuites au lieu d’une, et un accompagnement à la mise en ligne.
Les limites à connaître
La formule gratuite reste une porte d’entrée. Le site y est publié sur un sous-domaine Omnifloo ; un site professionnel avec hébergement géré relève de la formule Essentiel. La configuration, la migration, la formation et les développements spécifiques ne sont inclus dans aucune formule, sauf mention dans la commande. Enfin, la page tarifs ne détaille pas toutes les fonctions de chaque palier : la commande récapitule les limites incluses avant tout engagement, et c’est ce document qu’il faut lire.