Une fuite sous l’évier, une porte claquée, une borne de recharge à installer. Le réflexe est de chercher en ligne, puis de remplir un formulaire sur une plateforme qui revendra la demande à qui veut l’acheter. On reçoit alors des appels pendant des jours, parfois d’entreprises qui n’ont rien à voir avec le besoin.
Une phrase, trois champs
Sur Propecto, le particulier décrit son besoin en une phrase construite en trois morceaux : « Je cherche… pour… et je me situe à… ». Par exemple : plombier, réparer un robinet qui fuit, Lyon. Les champs sont libres, avec des suggestions : 164 métiers et 925 demandes courantes sont proposés. Il n’y a pas de compte à créer et le service est gratuit.
Des entreprises réellement enregistrées
La différence tient à la source. La recherche porte sur les sociétés effectivement enregistrées dans la commune et son département, à partir des registres publics. L’annuaire compte plus de 26 millions de sociétés françaises, consultables librement, sans compte ni paiement, sur une liste ou sur une carte. Avant de laisser entrer quelqu’un chez soi, on peut donc vérifier qu’une entreprise existe, depuis quand, et quelle est son activité déclarée.
Propecto publie d’ailleurs des guides pratiques pour ce contrôle, métier par métier : vérifier un plombier à Lyon, un serrurier appelé en urgence à Lille ou un couvreur à Nantes.
Cinq rappels au maximum
Une fois la demande envoyée, Propecto identifie les professionnels du métier dans le secteur. Cinq au plus recontactent le particulier, qui compare et choisit. Les coordonnées ne sont pas publiées : elles ne sont transmises qu’aux professionnels concernés, après accord du particulier. La limite de cinq évite l’avalanche d’appels qu’on connaît sur d’autres plateformes, et donne aux professionnels une vraie chance d’obtenir le chantier.
Ce que les annuaires classiques ne font pas
Les grands sites d’information sur les entreprises, comme Pappers ou Societe.com, s’adressent d’abord aux professionnels qui veulent consulter des données légales et financières. Leur offre n’est pas construite autour de la demande de devis d’un particulier. À l’inverse, les plateformes de mise en relation connaissent rarement le détail des registres. Propecto relie les deux : l’annuaire public d’un côté, la demande concrète de l’autre.
Côté professionnel, les demandes s’achètent à l’unité, et les abonnements d’accès aux données démarrent à 29 euros HT par mois. Le particulier, lui, ne paie rien.