Barrer le feu
Une pratique toujours vivante : des « barreurs de feu » appelés, parfois par téléphone, pour la douleur des brûlés.
| Type | Secret de guérisseur |
|---|---|
| Aire | France, Suisse, Belgique |
| Période | XIXe siècle à aujourd'hui |
| Attestation | Enquêtes ethnologiques contemporaines ; conventions passées avec des services hospitaliers français |
Le barreur — ou coupeur de feu — dit une prière et fait un geste au-dessus de la brûlure, ou à distance, par téléphone. La pratique est transmise sous condition de gratuité, et le « don » est censé se perdre s'il est monnayé.
Elle n'a rien d'archaïque. Plusieurs services de grands brûlés français acceptent ou ont accepté l'intervention de barreurs à la demande des patients, ce qui a été documenté par des travaux de sociologie de la santé et discuté dans la presse médicale.
Aucun essai contrôlé n'établit d'effet sur la lésion elle-même. Ce qui est discuté par les soignants concerne la douleur ressentie et l'anxiété, où les effets d'attente sont connus et importants. Le fonds signale la pratique et renvoie à ce débat ; il ne tranche pas une question médicale.